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Muco Conseils : l’équitation, ma passion

Mercredi 13 février 2008

Bonjour, je m’appelle Lorca, j’ai 17 ans et je suis atteinte de la mucoviscidose. Comme l’indique le titre, je fais de l’équitation depuis l’âge de 7 ans. C’est vraiment une passion puisque mon temps est organisé en fonction de cela.

Le samedi je prends des cours dans un centre équestre près de chez moi où je pratique différentes disciplines : du dressage, de l’obstacle et de temps en temps des concours. A chaque fin d’année scolaire, j’essaie de passer ce qu’on appelle des ‘Galops’ : c’est une sorte d’examen qui certifie le niveau. J’en possède cinq sur sept. Ce qui me plaît le plus dans ce club, c’est d’avoir rencontré des gens supers qui sont de véritables amis pour moi aujourd’hui. A chaque séance, je passe mon temps à rigoler (à croire que j’en deviens ridée). Le dimanche après-midi, je m’occupe d’un cheval de propriétaire : c’est ce qu’on appelle une ‘demi-pension’. C’est un petit cheval camarguais croisé espagnol âgé de 14 ans qui se nomme Fuego. Je partage avec lui une grande complicité depuis 2 ans. Avec mon meilleur ami Olivier, qui lui aussi possède une demi pension, on se fait de supers balades dans la forêt de Maisons Laffitte.

C’est une relation particulière qui se crée entre un cheval et son cavalier; mais ce qui fait aussi cette relation si privilégiée, c’est le temps passé à prendre soin de lui. Cette activité est l’occasion de respirer de l’air moins pollué. En l’occurrence, l’effort fourni me permet de tousser et d’évacuer ce que j’ai dans les poumons. Vous me direz faire du cheval avec cette maladie,  c’est un peu étrange car le cheval génère beaucoup de poussières et c’est vrai que ce n’est pas toujours l’idéal, c’est pour cela qu’il faut prendre des précautions (voir les conseils Equitation & Muco).Ce que je préfère à cheval, c’est partir plein galop, dans la forêt, les cheveux au vent. J’ai l’impression d’être déracinée de tout ce futur qui me perturbe. Quand l’angoisse monte, je m’imagine des chevaux qui galopent en pleine liberté.

La maladie m’a fait rencontrer il y a 3 ans une muco qui partage la même passion que moi. Je vais de temps en temps la voir dans ’sa campagne’ et on se fait des balades inoubliables. Je peux ainsi me détendre et de me détacher de la ville. L’équitation permet de reprendre contact avec la nature. J’essaie de bien concilier l’équitation et ma santé, je m’inquiète juste du jour où je devrais vivre avec une chambre implantable car les ‘mauvaises’ chutes à cheval ne sont pas rares. En attendant, je suis sûre que pratiquer ce sport ou même du sport en général ne peut être qu’un des meilleurs remèdes à cette maladie !

LORCA

“Etre heureux à cheval, c’est être entre terre et ciel, à une hauteur qui n’existe pas.”

Jérôme Garcin

 lorca_cheval2-large.JPG 

Recommandation Equitations et Muco : voici quelques grandes recommandations, mais bien sûr, si cette activité vous intéresse, discuter en avec votre médecin.

Comme l’explique très bien Lorca, l’équitation c’est plus qu’un sport, c’est aussi une complicité avec ce magnifique animal qu’est le cheval, complicité sans laquelle on n’arrive à rien. C’est aussi pour cela que les soins à l’animal font intégralement partie de la discipline et il serait dommage (pour ne pas dire complètement idiot) de s’en priver !

Les plus : l’activité sportive, l’activité en plein air (quand c’est possible et que la météo le permet, c’est mieux que dans un manège), le fait de favoriser le drainage des sécrétions bronchiques…

Les moins : la poussière qui peut être irritante en elle même mais peut aussi parfois contenir des germes. Il s’agit donc de l’éviter au maximum.

Pour cela, voici quelques solutions :

- panser et brosser le cheval à l’extérieur et éviter de rester trop longtemps dans le boxe

- se protéger de l’inhalation de cette poussière (port éventuel d’une protection couvrant le nez et la bouche, pourquoi pas un masque, au pire un foulard ou une écharpe…pendant le brossage)

- bien entendu, ne pas oublier de se laver les mains +/- le visage après la séance

- en profiter pour faire une kiné après, c’est l’occasion idéale de faire un petit nettoyage bronchique.



Les adultes mucos et le Sport : petits conseils…

Mercredi 24 janvier 2007

En  novembre 2006, l’atelier Sport & Muco de la réunion annuelle des patients adultes de Vaincre la Mucoviscidose a réuni près de 40 participants autour des 4 intervenants : Marianne BRECHU, Présidente de l’Association « Etoiles des Neiges » et Pierre FROLLA, Champion du Monde d’apnée en mer, accompagnés par les précieux témoignages de Stéphane ADAM, greffé depuis 2001 et Laurent MENDEZ, patient non greffé. L’objectif de cet atelier était surtout de donner des conseils pratiques et d’aider les patients adultes en leurs fournissant des bases solides et adaptées pour faire du sport avec la muco. Voici donc un petit résumé…

 pierrefrolla-small.JPGPierre Frolla

L’ensemble des familles de sports a donc été passé en revue en commençant par ceux qui permettent de développer ou d’entretenir les capacités physiques. Les sports d’endurance (marche, vélo, course, VTT, roller…) sont les premiers évoqués car ils sont la base  de toute préparation physique. Favorisant souvent les activités de pleine nature, ils se pratiquent facilement de manière autonome, en famille ou avec des amis : spécificité qui permet de ne pas dépendre d’une structure et facilite leur intégration dans un emploi du temps déjà très chargé. Pour développer ses capacités en d’endurance, donc ses qualités cardio-respiratoires, l’activité doit être régulière (2 à 3 fois par semaine sinon il s’agit plus « d’un entretien ») et pratiquer en continue pendant une durée minimum. Ce temps d’effort minimum conseillé s’étalonne quelque peu selon les sports : 20’ à 30’ de footing, 30’ à 40’ de vélo et 45’ à 1h de marche. Il est surtout recommandé de réaliser ces efforts en restant dans une « zone de confort » afin de pouvoir plus facilement gérer son souffle et surtout veiller à ne pas rentrer dans une zone de dé-saturation.  L’important est de trouver et de maintenir un rythme stable, de se sentir à l’aise et d’être par exemple en mesure de pouvoir légèrement discuter. Mais si vous aimez ses activités d’endurance, si vous avez envie de les pratiquer en sécurité et de développer vos capacités alors discutez-en avec votre médecin (et/ou votre  kiné) qui saura vous conseiller dans le choix d’un sport et demander lui surtout à faire une VO2max (test à l’effort sur vélo ou tapis avec mesure de la saturation), qui permettra de déterminer votre zone de confort mais aussi votre zone rouge (seuil à ne pas dépasser). Grâce aux références cardiaques qui vous seront données, vous pourrez utiliser un cardio-fréquencemètre (conseillé) et ainsi gérer par vous-même vos pulsations cardiaques et donc l’intensité d’effort optimale pour vos activités d’endurance. 

Le développement musculaire est aussi un sujet central, souvent lié à la prise de poids si importante dans la muco, mais aussi tout simplement à l’amélioration de vos capacités pour pratiquer les activités que vous aimez ! Que ce soit le renforcement musculaire (effectué juste avec la charge du corps) ou les exercices de musculation (réalisés à l’aide de machine ou de poids), il est essentiel d’être bien conseillé : savoir se positionner correctement et travailler les bons muscles (on va notamment privilégier l’ouverture de la cage thoracique) de manière adaptée ne s’improvise pas et nécessite les conseils de spécialistes. Votre kiné connaît parfaitement les bons mouvements et saura vous donner les exercices appropriés ou les indications à transmettre aux professionnels qui vous encadrent en salle de gym. Pour ceux qui sont tentés, faire du sport dans ces salles est notamment très intéressant en hiver et permet de travailler ses muscles de manière ciblée. Cela permet aussi de profiter des vélos, steppers ou rameurs pour alterner par exemple avec des séances plus dédiées à l’endurance…Alors, pour en profiter pleinement : demandez conseil ! Dans le reste du temps qui était imparti, les autres grandes familles de sport ont été évoquées.

Les sports de balle (tennis, badminton, tennis de table…) demeurent très intéressants et sympas même s’ils demandent une condition physique plus poussée : pratiqués en structure ou à 2, ils sont néanmoins plus facilement gérables au niveau de l’essoufflement que les sports collectifs, peu recommandés (sauf si vous pratiquez déjà et avez de très bonnes capacités…).

Dans une version plus calme, on trouve ensuite certains sports d’armes, notamment le tir à l’arc ou à la carabine, qui demandent concentration et surtout une gestion de la ventilation très enrichissante. Puis viennent les arts martiaux qui sont souvent des activités très complètes physiquement, très appropriées pour la gestion du souffle, le contrôle du stress et la connaissance de soi : on préférera le disciplines plus douces tels que le Tai-chi ou l’Haikido au judo et karaté…

Enfin, et surtout à ne pas oublier, les activités artistiques qui sont aussi des activités physiques à part entière. La danse, le cirque, le théâtre, le chant ou la musique sont souvent très ludiques (et plus abordables peut-être lorsque que certains sports deviennent difficiles d’accès) : elles sont aussi un excellent moyen de s’exprimer, de prendre confiance en soit et parfois même de trouver une nouvelle passion !

Bien des notions et des conseils difficiles à résumé sur le papier, mais surtout, derrière ces quelques sujets évoqués, beaucoup de passion du sport à vous transmettre ! Laurent nous a comptés le bonheur de ses randonnées en montagne partagées avec son amie, symboles aussi de sa lutte contre la muco ; Stéphane nous a décrit ses toutes nouvelles sensations de jogger confirmé, boosté par ses nouveaux poumons…De belles émotions qui témoignent aussi d’une « attitude de champions » : la progressivité, la régularité et la persévérance seront vos alliers afin de prendre du plaisir et surtout de vous éclater ! 

Thomas CATEL, observateur dans cet atelier
Marianne BRECHU, animatrice de cet atelier



Les adultes mucos et le sport : règles d’or…

Mercredi 24 janvier 2007

Après ces quelques conseils sur les différentes activités recommandées pour les adultes désireux de faire du sport, voici la suite des thèmes abordés lors de cet atelier… Quelque soient le ou les sports qui vous tentent, que vous aimez, il s’agit aussi d’appliquer quelques règles d’or simples, mais essentielles !  

L’hydratation : il est impératif de toujours apporter de quoi boire en quantité suffisante, de préférence dans une gourde à clip que l’on garde avec ou sur soi plutôt qu’une grande bouteille dans un sac que l’on ouvre moins facilement. Il est préconisé de boire avant l’effort et puis régulièrement par petites gorgées pendant l’effort : boire 50cl pour ½ heure d’effort est le minimum ! Après l’effort plusieurs type de boisson s’offre à vous : eaux gazeuses qui ont un apport en sel plus élevé et peuvent aider à la récupération, eau, eau+sirop, jus de fruit… Les boissons énergétiques sont intéressantes, notamment pour leurs apports en sels minéraux, elles existent également pour diabétique (bien se renseigner pour éviter les produits trop sucrés).

sueurmucoeau-small.JPG

La nutrition : pour bien débuter une journée sportive, le petit déjeuner est essentiel, pas question de « sauter » celui-ci ! Pensez à toujours amener une barre de céréales, des fruits secs ou un encas salé…avec vous et pour les sports d’endurance, ne pas hésiter à s’alimenter pendant l’effort. Enfin, petit plus très efficace pour recharger les accus et mieux récupérer : s’alimenter immédiatement après l’effort (dans les 30’ qui suivent si possible) de manière légère avant de prendre un repas conséquent plus tard : un réflexe très bon pour vos muscles !

La gestion du corps, est vaste à décrire mais certains mots clefs aident à la résumer. Le repos fait partie intégrante du sport : sachez vous poser et attendre parfois d’avoir bien récupérer pour refaire une activité… Les étirements sont les alliés de vos muscles (souplesse mais aussi récupération) et vous aident surtout à maintenir une meilleure posture : réaliser avec douceur et l’aide de la ventilation, ils ne sont pas si terribles que ça ! Et enfin, le souffle, que l’on peut essayer de mieux contrôler afin de retarder l’arrivée de l’essoufflement. Au repos, les exercices de respiration abdominales amènent souvent une grande détente : les exercices proposés par Pierre lors de l’atelier furent la preuve que l’on peut aussi aborder son souffle comme un « ami » qui peut nous reposer et nous procurer bien-être et décontraction…A l’effort enfin, l’essentiel repose sur votre expiration : c’est sur elle qu’il faut se concentrer dès les premières secondes de l’effort afin de prendre le bon rythme et c’est elle qui vous permet de récupérer en faisant baisser votre fréquence cardiaque..

Ce sont les grandes lignes des règles d’or mais elles demeurent essentielles lorsque vous faites du sport! N’hésitez pas à poser vos questions et nous confier vos témoignages !

Thomas CATEL, observateur dans cet atelier
Marianne BRECHU, animatrice de cet atelier



La danse

Mardi 19 décembre 2006

dansemarine.JPG



Les arts Martiaux

Mercredi 13 décembre 2006
 

Gaetean est passionné par les Sports de combats & Arts Martiaux et est entre autre professeur d’Aikido. Il vous propose un petit tour des diverses disciplines : n’hésitez pas lui poser vos questions pour en savoir plus ! 

j2-judo-kara-aikido-gaet-3-small.JPG Gaetan et Anne Morlot, championne du monde de Judo

Au travers de la pratique régulière d’un art martial ou d’un sport de combat, (distinction faite en fonction d’une approche compétitive ou non avec classification de poids et de sexe), le pratiquant pourra développer des aptitudes de coordination par l’apprentissage de différentes techniques, d’adaptation, de gestion du souffle, de la prise en compte d’un ou plusieurs partenaires (ou adversaires), de concentration,  d’une meilleure connaissance de lui-même, des autres et de l’environnement. Au fur et à mesure de la pratique des vertus comme le respect, l’estime et la confiance en soi, la loyauté, la rigueur, la persévérance trouveront leur place dans le quotidien de chacun.Voici quelques exemples de pratique… 

KARATEDO (la voie de la main vide) D’origine japonaise.Utilise des techniques de frappes à partir des mains (ouvertes ou fermées) et des pieds. Il existe de nombreux styles de karaté. Certains se retrouvent en compétition comme le karaté Shotokan (victoire par point) et d’autres se veulent plus traditionnel comme le karaté Shotokai (sans compétition). 

JUDO (la voie de la souplesse)D’origine japonaise. Utilisation de techniques à partir de saisies ou de balayages. L’objectif sera de rechercher le déséquilibre de l’adversaire afin de le mener dans une projection ou un contrôle. Se pratique en compétition, victoire aux points. C’est actuellement le sport de combat le plus pratiqué en France. 

AIKIDO (la voie de l’harmonie avec l’énergie universelle) D’origine japonaise. Les techniques à mains nues d’aïkido sont subdivisées en 2 catégories : les nagewaza, techniques de projections, et les katame-waza, techniques de contrôle. L’usage du bokken (sabre en bois), Jo (bâton de 1m 8) et du tanto (couteau en bois) font partis de l’enseignement.Pas de compétition.   

TAEKWONDO.D’origine coréenne. Similaire au karaté dans son approche mais favorisant les coup de pieds sautés. Se pratique en compétition (KO autorisé). 

KUNG FU. Issue de la boxe chinoise. Il existe plusieurs style de kung fu, certains se trouvent en compétions (avec KO autorisé ou non), avec des techniques de frappes des pieds et des mains et /ou saisies. L’apprentissage de l’utilisation d’arme comme le nunchaku peut être enseigné.  TAI CHI CHUAN. Art martial interne chinois. Aujourd’hui plus connu pour son apport sur la santé car associant mouvements lents sous forme d’enchaînements et respiration. Se pratique avec ou sans arme. Les armes étudiés sont souvent , le sabre, l’épée, les 2 bâtons courts. L’enseignement inclus aussi le travail rapide et avec partenaire. Peu se pratiquer à tout âge. Pas de compétition.   

KENDO (la voie du sabre) Art martial japonais, enseigné à l’école dès le plus jeune âge au Japon. Nécessite le port d’une armure avec casque, et l’utilisation d’un shinai (sabre en bambou). L’objectif est de frappé avec vitesse et efficacité l’adversaire à des endroits précis de la tête, du cou et du tronc. Se pratique en compétition mais sans distinction de poids ou de sexe.  Un paramètre important à prendre à compte, notamment pour les enfants, est la maturité et la pédagogie de l’enseignant qui devra être d’approche évolutive et si possible individualisé même au travers d’un groupe. A vous de jouer ! 

PETIT MOT DE GAETAN POUR VOUS…

A la demande de Marianne, voici mon expérience, le parcours d’un pratiquant (parmi tant d’autres) d’arts martiaux.

Après avoir découvert les sports de combats au travers du judo étant enfant, j’ai vraiment découvert l’opposition face à un adversaire au travers de la lutte libre que j’ai pratiquée durant 5 années pendant l’adolescence. La lutte libre, (assez proche du judo mais on saisit les membres de l’adversaire au lieu du kimono), m’a permis de développer musculature et souplesse et m’a donné confiance en moi même face à des gabarits différents à l’entraînement, car en compétition il y a des catégories de poids.

Ensuite j’ai éprouvé le besoin d’aller tester la frappe, je me suis alors inscrit à un club de taekwondo, (« karaté » coréens), dans lequel le côté presque militaire de la pratique m’a appris la rigueur et la persévérance face à la dureté de l’entraînement. Grâce à cette pratique, j’ai développé une tonicité des jambes due aux coups de pieds sautés. En compétition le KO était autorisé et après avoir assisté à quelques compétitions,  je me suis rapidement aperçu que cela ne me convenait pas. Le hasard des rencontres m’a fait rencontrer lors d’un stage un professeur de karaté traditionnel, de petit gabarit par rapport à moi, (style shotokaï – hors compétition), sur un coup de poing donné au ventre, en apparence sans force, je me retrouvais projeter à plus de 2 mètres… Interpellé, je décidais d’approfondir cette pratique, je devais y rester 7 années jusqu’à l’obtention d’une ceinture noire – j’allais vraiment découvrir ce que signifie l’utilisation concentrée de son énergie interne.

De plus en plus attiré par les arts martiaux traditionnels je passais 3 années à m’entraîner intensivement en kenjutsu, (combat de sabre japonais – combat à 2 sabres, naginata, couteau, bâton long, lance). A ce moment là, c’était la rigueur de l’étique martial que j’allais aborder : le salut au sabre, le respect de l’autre et de soi, la ténacité, la vigilance, la prise de décision… jusqu’aux plis du kimono…ce sera une époque de grande découverte de mes capacités…

Mes pas me feront ensuite découvrir l’aïkido, que je pratique toujours et qui m’apporte un équilibre dans ma vie de chaque jour. L’aïkido au travers de l’adaptation demandée amène à s’ouvrir aux autres, à tout ce qui nous entoure. La souplesse et le relâchement musculaire recherchés font sa puissance. Les techniques étudiées ne font pas appels à la force physique, bien au contraire : trop de force musculaire est presque un handicap au début. C’est pourquoi n’importe qui, jeune, vieux, femme, homme,  peut en faire l’étude, et ce durant longtemps, car chacun à la possibilité de pratiquer avec ses propres capacités du moment.

…Demain mon étude des arts martiaux sera-t-elle ailleurs ? Je ne saurais le dire, mais ce qui me paraît sûr c’est que chacun doit être à l’écoute de ses besoins, doit faire le choix de ce qui lui convient le mieux, et que s’il veut découvrir l’essence du message de l’art martial choisi, il lui faudra pratiquer avec intensité et humilité.

Gaëtan